Antique Rhédae mystérieuse

Le village de Rennes-Le-Château, comme nous l’avons vu dans le chapitre consacré à son histoire, est riche de son passé. Mais nous pouvons aisément distinguer deux aspects distincts de cette histoire, l’une très historique, presque académicienne, et une autre plus mystérieuse se basant sur des hypothèses ne pouvant être démontrées que par des fouilles archéologiques pour le moment interdites dans la commune par arrêté municipal.

Dans ce nouveau chapitre nous allons aborder cette histoire mystérieuse en tentant de comprendre comment se présentait le plateau au pied du village actuel de Rennes-Le-Château en s’appuyant sur une découverte réalisée lors d’une campagne de photographie aérienne menée par l’Institut Géographique Nationale (IGN) dans les années 1970 pour la réalisation de ses cartes «d’état major».

Ensuite nous nous approcherons de l’église du village pour nous pencher sur des détails d’architecture surprenants pour ce village de Rennes-Le-Château. Bien que voulant tenter d’éclaircir le mystère, nous semblons ne pouvoir que l’épaissir au fur et à mesure de nos études ,,,

Après l’étude de l’aspect historique de Rhédae il parait incontestable que cette cité fut bâtie de la même manière que Carcassonne, prouvant ainsi son origine Wisigothique. Les deux parties distinctes comprenaient donc, une citadelle, ceinte de fortifications, et en contrebas une ville basse où était installée la population.

Devant la superficie du plateau de Rennes-Le-Château, on peut, en effet, supposer que Rhédae devait avoir une importance quasi identique à celle de Carcassonne.

Implantation de la Cité de Rhédae
Implantation de la Cité de Rhédae

Il y a quelques années, une photographie aérienne révéla les traces d’une construction importante sur le plateau au pied du village de Rennes-Le-Château.

Un mausolée sur le plateau de Rennes-Le-Château
Trace vue sur une photographie aérienne sur le plateau de Rennes-Le-Château

Cette construction a la forme d’une église ou d’un mausolée aux grandes dimensions. La structure semble être composée de plusieurs parties basées sur des plans circulaires. Dans la partie centrale du plus gros cercle, il est possible de distinguer trois empreintes, ne pouvant rappeler des piliers mais pouvant être assimilés aux traces que laisseraient des tombeaux ou des cavités

Si ces traces sont celles laissées par des tombeaux, nous pouvons penser qu’il s’agit de lieux de sépulture de défunts ayant été important de leurs vivants, soit des personnalités religieuses ou bien des personnes laïques mais probablement de noble souche.

Si ces traces sont celles laissées par des tombeaux, nous pouvons penser qu’il s’agit de lieux de sépulture de défunts qui peuvent être, soit des personnalités religieuses ou bien des personnes laïques mais probablement de noble souche.

Eglise de Bornholm
Eglise de Bornholm

Dans l’un de ses livres, « Le Temple Retrouvé », l’auteur anglais Henry Lincoln, nous présente les églises de l’île de Bornholm. Leur structure est semblable à l’empreinte de celle du plateau de Rennes-Le-Château.

Sur la photographie aérienne du plateau de Rennes-Le-Château où l’on voit cette empreinte, on remarque, en haut à gauche, les traces d’une autre construction de forme carrée. Nous retrouvons le même type de construction proche des églises de Bornhölm.

Une représentation artistique nous présente la forme possible de cette église et l’on peut remarquer sa ressemblance avec celles de Bornholm. Cette similitude, peut nous permettre de penser que les traces vues sur la photographie aérienne peuvent être celles d’un édifice religieux d’une taille étonnante pour le site.

Si nous nous reportons aux travaux de Louis Fédié et ceux de Jean-Alain Sipra, nous savons que Rhédae pouvait être comparée à Carcassonne, et en avait probablement la superficie et la même importance.

Dans la cadre de cette comparaison, nous pouvons parfaitement imaginer que la ville, au pied de la citadelle, possédait un lieu de culte à l’image de son importance. Ainsi, nous comprenons mieux l’importance de cette empreinte, mais aussi la présence, en son sein d’éventuelle tombeaux, qui dans ce cas précis, ne peuvent être que ceux des ecclésiastiques y ayant officié. Les tombeaux des Seigneurs de Rhédae, ne pouvant être raisonnablement que dans l’église comtale protégée par les murs de la citadelle.

Panneau à l'entrée du village de Rennes-Le-Château précisant que les fouilles sont interdites sur les territoire de la commune
Panneau à l’entrée du village

Le grand regret que nous pouvons avoir est l’impossibilité de réaliser des fouilles archéologiques officielles permettant d’affirmer ou infirmer cette hypothèse de construction religieuse sur le plateau de Rennes-Le-Château. Il est important de se rappeler que Rennes-Le-Château est le seul village de France où les fouilles sont interdites par arrêté municipal.

De la ville basse qui entourait l’église, il ne reste plus rien. Ce n’est pas le cas de la citadelle qui, petit à petit, donnât naissance au village de Rennes-Le-Château et dont les noms des « quartiers » rappellent les anciennes dénominations de la citadelle. Parmi les restes bâtis, seul le château des Hautpoul, qui donnât son nom au village actuel, et l’église Sainte-Marie-Madeleine, attestent de l’ancienneté du village.

Vue de l'église de Rennes-Le-Château depuis le cimetière
Vue de l’église de Rennes-Le-Château depuis le cimetière

Cette église a beaucoup été transformée par Bérenger Saunière, abbé de la paroisse de 1885 à 1917, date de son décès ; il nous est donc difficile de connaître son aspect antérieur. Seule une Universitaire, Madame Brigitte Lescure, l’a étudiée avec précision puisqu’elle a pris l’histoire de Rennes-Le-Château et de son église comme sujet de thèse.

En revanche, son aspect extérieur semble ne pas avoir subi de transformations majeures

Une rencontre avec M. Marrot, ancien secrétaire de l’Association Terre de Rhédae et décédé depuis, nous permis de « découvrir » un détail architectural d’importance signifiant l’importance de l’église Sainte-Marie-Madeleine.

Litre funéraire sur l'église de Rennes-Le-Château
La litre funéraire visible à l’extérieur de l’église

A peu près à mi-hauteur, on peut remarquer plusieurs rangées de pierres de teinte plus claire que le reste des murs de l’église. Ce ceinturage, en architecture, se nomme une LITRE

Une litre ne figure pas sur tous les édifices religieux, mais seulement sur ceux qui hébergent la sépulture d’un noble de haut rang, ou un personnage religieux important. Le 21 septembre 1891 Bérenger Saunière note dans son cahier journal « … découverte d’un tombeau… » Il semble que sa vie changea dès lors, est-ce en relation avec l’information qu’apporte la litre ?

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