Les 3 curés – Saunière – Boudet – Gélis

Comme nous allons le voir, Bérenger Saunière n’est pas le seul prêtre étonnant dans cette étrange affaire.

Deux autres curés sont directement impliqués dans cette histoire ; il s’agit du prêtre de Rennes-Le-Bains, Henri Boudet et le prêtre de Coustaussa, Antoine Gélis.

Henri Boudet se fera remarquer par un livre étonnant « La Vraie Langue Celtique et le Cromlech de Rennes-Le-Bains » et Antoine Gélis par une mort hors du commun dans cette région du Razès puisqu’il sera retrouvé assassiné dans son presbytère.

Henri Boudet, lui est né le 16 novembre 1837 ; il sera ordonné prêtre en 1861 et sera nommé en janvier 1862 à Durban, puis le 16 juin de la même année il se verra nommé à Caunes-Minervois qu’il quittera en 1866 pour rejoindre la cure de Festes et Saint André près de Limoux. Ce sera en 1872 qu’il sera nommé curé desservant de Rennes-Les-Bains. Lorsque Bérenger Saunière arrivera à Rennes-Le-Château, Henri Boudet est âgé de quarante-huit ans et a donc quinze ans d’écart avec son confrère.

Henri Boudet est un homme lettré membre de plusieurs Sociétés Savantes de son époque et notamment de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne ainsi que de la Société de Linguistique de Paris.

Le livre d’Henri Boudet « La Vraie Langue Celtique et le Cromlech de Rennes-Le-Bains » est un livre étrange qui se résume à dire que toutes les langues sont issues de l’Anglais moderne, mêmes le plus anciennes…

Antoine Gélis est né le 1er avril 1827 à Villesèquelande dans le département de l’Aude. Il sera nommé curé desservant de Durban en 1855 puis curé desservant de Coustaussa en 1857. Lorsque Bérenger Saunière arrive à Rennes-Le-Château, Antoine Gélis est âgé de cinquante-huit ans et à donc vingt-cinq ans d’écart avec lui.

Il est important de noter que Gélis et Boudet se sont fréquentés ou du moins côtoyés pendant treize années avant que Bérenger Saunière n’arrive à Rennes-Le-Château. La distance séparant Coustaussa et Rennes-Les-Bains est faible il est facile d’imaginer que les deux prêtres se rendaient des visites régulières. Antoine Gélis était le plus ancien dans la région et était déjà en charge de la cure de Coustaussa depuis quinze ans lors de la nomination d’Henri Boudet à Rennes-Les-Bains.

Il est facile d’imaginer que les deux prêtres lièrent des liens d’amitiés d’autant plus qu’ils n’avaient qu’une dizaine d’années d’écart.

Mais les deux hommes ont des traits de caractères très opposés, autant que Gélis à la réputation d’être discret et peu avenant ; Henri Boudet, lui, est plus urbain et surtout s’implique dans la vie culturelle locale de plein pied.

Alors quel lien pouvait unir ces trois prêtres Boudet, Gélis et Saunière ?

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